- sabotage sur le TGV
- sabotage de la ligne 14
- fumigènes en pleine voie
- coupure électrique
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La SNCF, le gouvernement et les syndicats ont vivement dénoncé mercredi les actes de malveillance et de sabotage qui ont occasionné des retards sur les réseaux des lignes à grande vitesse (LGV), alors que la circulation des trains restait par ailleurs perturbée sur l'ensemble du territoire du fait du mouvement social qui dure depuis huit jours.
Les dégradations ont visé des "câbles (qui) ont été enflammés et ensuite, la plupart du temps, ils ont été réenfouis, ce qui rend le diagnostic et la réparation un peu plus longue", a indiqué Mireille Faugère, directrice voyageurs France-Europe à la SNCF. "Il y a aussi des postes d'aiguillage qui ont été touchés, avec des personnes qui sont rentrées avec des chiffons enflammés pour mettre le feu dans ces postes-là".
La ligne du TGV Nord enregistrait des retards de 20 minutes à la mi-journée, a indiqué la SNCF. La circulation était redevenue normale sur la LGV Est. L'état du trafic sur les lignes Atlantique et Sud-Est n'était pas connu à midi. Tous les trains de la LGV Atlantique ont été détournés sur les lignes classiques dans la matinée.
"Quand des lignes inacceptables sont franchies, elles doivent être dénoncées", a déclaré le président Nicolas Sarkozy, qui a demandé à la ministre de la Justice Rachida Dati "d'enclencher les poursuites les plus énergiques", selon le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez.
La ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie avait annoncé auparavant dans un communiqué avoir donné des instructions aux services de police et de gendarmerie "pour que tout soit mis en oeuvre afin d'identifier au plus vite les responsables" pour "permettre à la justice de sanctionner comme il se les auteurs de ces agissements irresponsables, coupables et dangereux".
Son homologue de la Fonction publique, Eric Woerth a estimé quant à lui que la grève "s'étiole" et "commence à manquer d'oxygène". "Quand on voit des actes de radicalisation, c'est la preuve qu'on n'est plus sur le sujet dans de l'idéologie", a-t-il réagi sur LCI.
Les syndicats n'ont guère tardé à dénoncer également ces agissements.
Le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a "condamné" de "manière claire (...) des actes inadmissibles". "S'il s'agit d'actes de sabotage, c'est-à-dire délibérément de dégrader les installations ferroviaires en période de conflit social, je considère que ce sont des actes inadmissibles et surtout destinés à porter le discrédit sur une profession", a-t-il estimé sur Europe-1.
Ignorant qui est à l'origine de ces actes, il s'est demandé si c'est "une provocation, une manipulation". "On veut nous faire sortir du sujet qui est au coeur de ce conflit, qui est l'avenir des retraites".
Le secrétaire général de la CGT-Cheminots Didier Le Reste a dénoncé de son côté sur France Info des "actes de sabotage (...) d'une extrême gravité" qui "portent atteinte à la sécurité de la circulation et des personnes". "Ces opérations de commando, dont on ne connaît pas encore les auteurs ou les commanditaires, n'ont pour but que de discréditer le mouvement social en cours, les cheminots, leurs syndicats et peut-être de faire capoter les négociations qui vont s'ouvrir pour livrer les cheminots à la vindicte populaire ou faire passer cheminots et les grévistes pour des irresponsables", a-t-il regretté.
Le secrétaire fédéral de Sud-Rail Christian Mahieux a démenti sur RTL toute implication dans ces actes, affirmant que "les questions de sécurité, les cheminots ne jouent pas avec ça". "A qui profite le crime?", s'interroge son syndicat. Dans un communiqué, FO-Cheminots "condamne fermement de tels actes qui n'ont rien à voir avec le combat actuel de cheminots" et "s'interroge sur les motifs réels de tels actes". AP



