Pour l'instant ce sont les salariés qui doivent s'adapter et ce n'est pas rien. Les patrons ont pris l'habitude de faire faire la même quantité de travail, en réduisant le temps de travail, puisque c'est une obligation qui leur a été faite. Cela a été le cas quand on est passés de 40 h à 39 h, c'était encore jouable, vu qu'il n'y avait pas encore la course effrénée et la compétition (mondialisation) actuelles. Mais lors du passage aux 35 h, il y a eu des journées entières où il manquait du personnel (je pense en particulier aux mères de famille qui ont choisi - quand c'était possible - de prendre un mercredi sur 2 pour les enfants). Donc, en revenant le jeudi, la pile de boulot avait augmenté et personne n'avait le temps de s'y attaquer, pourquoi, d'ailleurs ? maintenant chacun est dans son coin et c'est chacun pour soi.
Et maintenant on parle de l'emploi des seniors, ce qui me fait bien rire, quand on voit comment les employeurs font des pieds et des mains pour pousser les quinquas vers la sortie, afin de ne pas payer de grosses indemnités de départ et embaucher à la place des jeunes qu'on va presser comme des citrons en leur faisant miroiter des promotions qu'ils n'auront jamais. Il serait temps qu'il y ait une vraie réflexion sur les conditions de travail et la pénibilité avant de parler d'emploi des seniors. D'autres pays se sont penchés sur le problème mais en France, on a vraiment du pain sur la planche car il y a un gouffre abyssal entre ceux qui "pensent" et ceux qui bossent sur le terrain.
