Avec un article comme ça, on est sauvés. Peut-être faudrait-il qu'avant de rédiger des papiers comme ça, ceux (et celles) qui s'en chargent vérifient les définitions dans un dictionnaire:
- un téléphérique ou une télécabine, ce sont des cabines accrochés à un câble (donc ça pend)
- un funiculaire, ce sont des cabines qui roulent sur des rails, et qui sont tirées par un câble (donc ça roule)
Donc, le Poma 2000 de Laon qui illustre l'article est un funiculaire et pas une télécabine comme c'est indiqué dans la légende. Et si le projet St Rémy - Limours est destiné à passer dans un tunnel sous une route, vu la topographie du coin, ça a des chances d'être aussi un funiculaire.
Les projets cités en comparaison à la fin de l'article sont:
- Grenoble, où il s'agit bien d'un téléphérique (téléphérique de La Bastille), dont le principal intérêt est touristique, puisqu'il n'y a pas énormément de choses en haut, mais la vue vaut largement le coup d'oeil
- Laon, qui est doté d'un funiculaire d'une longueur de 1500m.
J'ai cherché sur Internet plus d'informations sur le projet du bien nommé M. Schoettl. Je n'ai malheureusment pas réussi à trouver de descriptif plus précis. Cela aurait peut-être permis de comprendre ce qu'il envisageait et comment il justifiait le choix d'un funiculaire.
Petit rappel historique: Limours était l'ancien terminus de la ligne de Sceaux il y a plusieurs dizaines d'années, au-delà de St Rémy. Il y a donc eu des véhicules sur rail qui montaient de St Rémy vers Limours via Boullay et donc une voie ferrée. La voie elle-même n'existe plus, mais il reste l'emprise et les ouvrages d'art. Ceci veut dire que la montée vers Limours ne nécessite pas de recourir à une traction par câble, au moins si on reprend l'emprise de la ligne de Sceaux. Pour transporter 250 personnes / heure / sens en heures de pointe, un simple trolleybus passant toutes les 10-15 mlinutes ne suffirait-il pas ? On doit même pouvoir se passer de faire une chaussée à complète 2 voies, en ne mettant les sections en double voie au niveau des points d'arrêt et en utilisant une signalisation adaptée. Certes, il y a un groupe d'investisseurs privés "prêts à financer une partie des 25 M EUR nécessaires". La dernière fois que des privés ont investi dans un système de navettes de transport, c'était avec OrlyVAL et on a vu que ça a donné (et pourtant, cela desservait l'aéroport d'Orly et pas le plateau de Limours en Hurepoix)... et le tarif applicable tant à l'époque des exploitants privés qu'à l'époque du groupe RATP n'est pas exactement celui du ticket T+, du RER ou de la Carte Orange (rappel: OrlyVAL - Antony: 7,40 EUR pour 7,3 km, pas de carte Orange - 3 M voyageurs / an).
Que des funiculaires voire des téléphériques soient envisagés pour relier des quartiers situés en hauteur, si la desserte bus ou équivalente est impossible ou difficile, soit, qu'ils soient envisagés pour des faibles pentes, ou même des terrains plats, sans obstacle particulier sur le trajet, cela devient n'importe quoi. Il y a peut-être d'autres priorités à prendre en compte...