Ce qui explique les retards qu'ont connu certains trains de laL’incroyable galère des passagers du Paris-Creil
Partis de Paris-Gare-du-Nord mercredi à 17 h 40, les passagers d’un train express régional (TER) sont arrivés à Creil… à 23 heures pour les plus chanceux d’entre eux. Soit plus de cinq heures de transport. Derrière ces délais à peine dignes des débuts de la locomotive à vapeur, c’est surtout une énorme galère qu’ont vécue des centaines d’usagers déjà excédés par les petits retards du quotidien.
Parmi ces naufragés du rail, Florian Arpagaus, habitant de Creil, raconte son cauchemar de mercredi soir. « Peu avant Goussainville, le train s’est immobilisé. Une demi-heure plus tard, on nous indique qu’il ne pourra pas repartir tout de suite. Puis, finalement, que le train ne repartira pas du tout, un autre train allait nous pousser jusqu’à Goussainville, où un autre train nous ramènerait gare du Nord. »
Mais, peu après, le train s’arrête juste avant la gare de Goussainville, cette fois définitivement. A bout de patience, les voyageurs descendent des wagons et entreprennent de rallier la gare de Goussainville en longeant les voies. C’est bientôt un long cortège qui se retrouve à errer sur le ballast tandis que le jour commence à tomber. Derrière, tous les trains sont arrêtés. Une affluence inattendue envahit la gare de Goussainville. « Entre 20 h 30 et 21 heures, un train est arrivé en gare, mais c’était un train court, beaucoup trop petit pour accueillir la foule qui était sur le quai », reprend Florian. Et de décrire une scène surréaliste : « C’était la bousculade, tout le monde voulait monter, certains grimpaient dans la cabine du conducteur. La police ferroviaire a dû intervenir, parfois de façon musclée, pour faire descendre des gens qui refusaient de le faire. » Devant une telle cohue, Florian capitule et demande à un proche de venir le chercher en voiture à Goussainville. « Je suis finalement arrivé chez moi à 23 heures, mais je sais que d’autres personnes habitant Creil et qui ont attendu qu’un train les ramène ne sont pas revenues chez elles avant minuit. » On n’ose imaginer à quelle heure sont rentrés les malheureux qui allaient jusqu’au terminus du train, Saint-Quentin, dans l’Aisne. Du côté de la SNCF, on souligne que l’attitude des voyageurs n’a pas contribué à écourter l’attente. « Il y a bien eu une panne électrique de la motrice, mais le fait de descendre sur les voies a automatiquement interrompu la circulation des autres trains. Tout s’arrête dès que quelqu’un se trouve sur les voies. »
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Ça devait pas être la joie..




