FYI: échanges avec STIF relation voyageur
Posté : 28 déc. 2007, 15:59
Suite à plusieurs échanges par courriel, j'ai reçu cette réponse du STIF. Il me semble que nous avons droit à une réponse type SADUR
Je reprends la réponse que je viens d'adresser à un autre membre de l'association SADUR.
Sans nier la réalité d'une insuffisance d'investissements antérieure à la reprise du STIF par les collectivités d'Ile de France, et sans dédouaner les entreprises, et ici la SNCF, de leurs propres insuffisances ou erreurs, ainsi que vous le savez, le réseau francilien dense et contraint, voit le moindre incident se répercuter sur toute une chaîne de missions.
Le STIF est bien conscient des progrès que doit continuer à faire la SNCF pour répondre davantage au service public dont elle a la charge. Il est très attentif à l'amélioration de la régularité qui est au cour du contrat qui lie cette entreprise au STIF. Le STIF ne cesse de lui rappeler l'impérieuse nécessité d'avoir des missions effectives, de plus en plus régulières et rigoureusement exactes. Même si 40% des retards ne sont pas le fait de la SNCF, et proviennent fort malheureusement d'actes de malveillance (personnes sur les voies, signaux d'alarme, dégradation sur le matériel, etc.), le STIF attend que la SNCF présente ses propositions sur la réduction des retards qui lui sont imputables.
L'entreprise a d'ailleurs répondu à cette demande par la préparation d'un plan d'action national pour améliorer la régularité et tendre vers le "zéro train supprimé".
Le nouveau contrat du STIF avec la SNCF, en cours de préparation, renforce le suivi de la régularité, comme cela est fait lors de la renégociation de chaque nouveau contrat.
Ceci posé, en ce qui concerne le RER D, je vous rappelle que le STIF, soucieux des dysfonctionnements de cette ligne, a lancé depuis 2003 un plan d'urgence de l'amélioration de sa régularité, suivi, en novembre 2006, par la mise en place d'un schéma directeur présentant des orientations à court, moyen et long termes.
Ainsi, outre la mise en place par la SNCF et RFF d'un ensemble de mesures agissant sur les causes internes et externes de l'irrégularité en 2005, depuis 2007, les premières opérations d'investissement d'infrastructure actées par le Conseil de 2003 ont commencé à être réalisées avec notamment les aménagements en terminus pour les gares d'Orry-La Ville, Goussainville, Villeneuve Saint-Georges et Corbeil-Essonnes.
A partir de 2008, grâce à la réalisation de ces aménagements, et comme prévu dans le schéma directeur, la reconfiguration des dessertes pourra être mise en place selon le scénario retenu lors de la concertation publique de 2006. Il s'agit du scénario 4 qui prévoit le retournement de quatre trains par heure de pointe en gare de Châtelet-Les-Halles, expérimenté début 2007 qui améliore à la fois la régularité du RER D et du RER B.
Aussi, pour décembre 2008, le Conseil du STIF du 11 juillet dernier, a demandé à la SNCF et à la RATP de mettre en ouvre un projet d'amélioration de 5 % de régularité de toute la ligne, en :
- maintenant l'offre de transport sur la partie sud de la ligne en limitant certains trains en provenance de la mission la plus longue (Malesherbes) en gare de Châtelet-les-Halles ;
- renforçant l'offre de transport de la partie nord de la ligne sur toute la semaine pour :
. améliorer la régularité : adaptation de l'offre, aux heures de pointe, sur la partie nord de la ligne, basée sur l'expérimentation réalisée en janvier / février 2007, avec limitation du nombre de trains mais maintien de l'intervalle maximal actuel de 9 minutes entre deux trains ;
. répondre au besoin de déplacements des travailleurs en horaires décalés (de plus en plus nombreux) : doublement de l'offre en soirée (jusqu'à 22h00) dans le sens sud - nord et une augmentation de +50% (également jusqu'à 22h00) dans le sens nord - sud, sur la partie nord de la ligne, du lundi au samedi ;
. répondre à la surcharge de certains trains sur la partie nord de la ligne : augmentation de l'offre d'environ +30% les samedis, dimanches et fêtes.
Egalement pour 2008 , le Conseil du STIF a demandé aux entreprises de procéder à la suppression de la relève systématique du conducteur entre la RATP et la SNCF sur le RER B à la gare du Nord. En effet, une étude de simulation informatique a montré que la suppression de cette relève de conducteur permettait de fluidifier la circulation dans le tunnel Châtelet Gare du Nord des RER B et D d'une manière similaire au doublement du tunnel par un deuxième ouvrage mais dans un moindre délai. La signature des nouveaux contrats du STIF avec la SNCF et la RATP sera conditionnée à la mise en ouvre d'une solution permettant d'éviter cette relève.
Cette mesure devrait porter à plus de 5%, voire la doubler, l'amélioration de la régularité fin 2008.
Enfin, je vous précise que les orientations à moyen et court terme du schéma directeur de la ligne D sont :
- à partir de 2012 : réalisation d'investissements d'infrastructure avec notamment le retrait des trains les plus anciens (dits " petits gris ") permettant l'adaptation des dessertes aux besoins de la première couronne et un meilleur niveau de régularité. En parallèle, la qualité de service sera améliorée dans toutes ses composantes (information, sûreté, accessibilité, confort .), tant à bord des trains que dans les gares et les pôles multimodaux ;
- à partir de 2015 : réalisation d'aménagements d'infrastructure complexes et renfort des dessertes sur la partie sud.
Ces diverses réalisations et projets du STIF pour restaurer la régularité du RER D montrent que le STIF est non seulement attentif à répondre à la demande légitime des voyageurs de voir améliorer leur quotidien mais qu'il est également, comme je vous le disais plus haut, conscient des carences d'investissements du réseau de banlieue Paris-Sud-Est qui implique, non seulement des actions à court terme, mais surtout des actions à moyens et longs termes.
J'espère que cette réponse aura bien montré la volonté et l'engagement du STIF à faire tout ce qui est en son pouvoir d'autorité organisatrice pour améliorer les transports collectifs d'Ile-de-France, et notamment le RER D.
Je reprends la réponse que je viens d'adresser à un autre membre de l'association SADUR.
Sans nier la réalité d'une insuffisance d'investissements antérieure à la reprise du STIF par les collectivités d'Ile de France, et sans dédouaner les entreprises, et ici la SNCF, de leurs propres insuffisances ou erreurs, ainsi que vous le savez, le réseau francilien dense et contraint, voit le moindre incident se répercuter sur toute une chaîne de missions.
Le STIF est bien conscient des progrès que doit continuer à faire la SNCF pour répondre davantage au service public dont elle a la charge. Il est très attentif à l'amélioration de la régularité qui est au cour du contrat qui lie cette entreprise au STIF. Le STIF ne cesse de lui rappeler l'impérieuse nécessité d'avoir des missions effectives, de plus en plus régulières et rigoureusement exactes. Même si 40% des retards ne sont pas le fait de la SNCF, et proviennent fort malheureusement d'actes de malveillance (personnes sur les voies, signaux d'alarme, dégradation sur le matériel, etc.), le STIF attend que la SNCF présente ses propositions sur la réduction des retards qui lui sont imputables.
L'entreprise a d'ailleurs répondu à cette demande par la préparation d'un plan d'action national pour améliorer la régularité et tendre vers le "zéro train supprimé".
Le nouveau contrat du STIF avec la SNCF, en cours de préparation, renforce le suivi de la régularité, comme cela est fait lors de la renégociation de chaque nouveau contrat.
Ceci posé, en ce qui concerne le RER D, je vous rappelle que le STIF, soucieux des dysfonctionnements de cette ligne, a lancé depuis 2003 un plan d'urgence de l'amélioration de sa régularité, suivi, en novembre 2006, par la mise en place d'un schéma directeur présentant des orientations à court, moyen et long termes.
Ainsi, outre la mise en place par la SNCF et RFF d'un ensemble de mesures agissant sur les causes internes et externes de l'irrégularité en 2005, depuis 2007, les premières opérations d'investissement d'infrastructure actées par le Conseil de 2003 ont commencé à être réalisées avec notamment les aménagements en terminus pour les gares d'Orry-La Ville, Goussainville, Villeneuve Saint-Georges et Corbeil-Essonnes.
A partir de 2008, grâce à la réalisation de ces aménagements, et comme prévu dans le schéma directeur, la reconfiguration des dessertes pourra être mise en place selon le scénario retenu lors de la concertation publique de 2006. Il s'agit du scénario 4 qui prévoit le retournement de quatre trains par heure de pointe en gare de Châtelet-Les-Halles, expérimenté début 2007 qui améliore à la fois la régularité du RER D et du RER B.
Aussi, pour décembre 2008, le Conseil du STIF du 11 juillet dernier, a demandé à la SNCF et à la RATP de mettre en ouvre un projet d'amélioration de 5 % de régularité de toute la ligne, en :
- maintenant l'offre de transport sur la partie sud de la ligne en limitant certains trains en provenance de la mission la plus longue (Malesherbes) en gare de Châtelet-les-Halles ;
- renforçant l'offre de transport de la partie nord de la ligne sur toute la semaine pour :
. améliorer la régularité : adaptation de l'offre, aux heures de pointe, sur la partie nord de la ligne, basée sur l'expérimentation réalisée en janvier / février 2007, avec limitation du nombre de trains mais maintien de l'intervalle maximal actuel de 9 minutes entre deux trains ;
. répondre au besoin de déplacements des travailleurs en horaires décalés (de plus en plus nombreux) : doublement de l'offre en soirée (jusqu'à 22h00) dans le sens sud - nord et une augmentation de +50% (également jusqu'à 22h00) dans le sens nord - sud, sur la partie nord de la ligne, du lundi au samedi ;
. répondre à la surcharge de certains trains sur la partie nord de la ligne : augmentation de l'offre d'environ +30% les samedis, dimanches et fêtes.
Egalement pour 2008 , le Conseil du STIF a demandé aux entreprises de procéder à la suppression de la relève systématique du conducteur entre la RATP et la SNCF sur le RER B à la gare du Nord. En effet, une étude de simulation informatique a montré que la suppression de cette relève de conducteur permettait de fluidifier la circulation dans le tunnel Châtelet Gare du Nord des RER B et D d'une manière similaire au doublement du tunnel par un deuxième ouvrage mais dans un moindre délai. La signature des nouveaux contrats du STIF avec la SNCF et la RATP sera conditionnée à la mise en ouvre d'une solution permettant d'éviter cette relève.
Cette mesure devrait porter à plus de 5%, voire la doubler, l'amélioration de la régularité fin 2008.
Enfin, je vous précise que les orientations à moyen et court terme du schéma directeur de la ligne D sont :
- à partir de 2012 : réalisation d'investissements d'infrastructure avec notamment le retrait des trains les plus anciens (dits " petits gris ") permettant l'adaptation des dessertes aux besoins de la première couronne et un meilleur niveau de régularité. En parallèle, la qualité de service sera améliorée dans toutes ses composantes (information, sûreté, accessibilité, confort .), tant à bord des trains que dans les gares et les pôles multimodaux ;
- à partir de 2015 : réalisation d'aménagements d'infrastructure complexes et renfort des dessertes sur la partie sud.
Ces diverses réalisations et projets du STIF pour restaurer la régularité du RER D montrent que le STIF est non seulement attentif à répondre à la demande légitime des voyageurs de voir améliorer leur quotidien mais qu'il est également, comme je vous le disais plus haut, conscient des carences d'investissements du réseau de banlieue Paris-Sud-Est qui implique, non seulement des actions à court terme, mais surtout des actions à moyens et longs termes.
J'espère que cette réponse aura bien montré la volonté et l'engagement du STIF à faire tout ce qui est en son pouvoir d'autorité organisatrice pour améliorer les transports collectifs d'Ile-de-France, et notamment le RER D.