Du coup, je m'interroge:
- pourquoi un service de bus mis en place alors que sur la D on ne cesse de nous répéter qu'en cas d'incident, ce n'est pas possible de mettre des bus de remplacement car cela va créer d'avantage d'embouteillages sur la route (travaux de la Toussaint dernier sur Sénart) ou être dangereux pour les chauffeur de bus (12 juin au soir, 1ere version) ou il n y a pas de us de disponible (12 juin au soir, 2nd version).
- Un arrêt de travail spontané, c'est une gréve surprise ? Auquel cas, appeler des chauffeur de bus pour remplacer les trains qui ne circulent pas, c'est jouer les briseurs de gréve et c'est interdit par la loi, non ?
Ton interrogation est légitime.
Le réseau bus RATP est relativement vaste et l'organisation permet cette souplesse. Toutefois, même avec une organisation relativement souple, ce n'est envisageable que pour un incident qui "dure". De plus, le réseau bus "longe" le réseau ferré, c'est un gros avantage.
La SNCF, en tant que transporteur ferroviaire, ne possède pas de bus. Du coup, il est malheureusement "naturel" qu'il soit bien moins "aisé" de remplacer des trains par des bus, surtout vu les zones géographiques considérées. Mais il y a peut-être à creuser quand même, même si à titre perso je ne suis pas du tout convaincu par le remplacement bus dans le cas de la SNCF.
Concernant la RATP

, l'arrêt de travail spontané n'est pas une grève surprise. La notion de "grève surprise" telle qu'on a pu la connaitre dans le passé, n'existe plus depuis plusieurs années, les agents devant se déclarer 48h avant.
Là il s'agit d'un pseudo droit de retrait (mal exercé et à mon sens très discutable), ce qui diffère "socialement" parlant de la grève, comme cela avait été le cas en janvier (tout autant mal exercé). Mal exercé donc déqualifié spontanément de droit de retrait, d'où l'article Le Monde cité par Aquarius.
Faire rouler des bus pour palier au manque de train pourrait paraitre comme "casser le mouvement", c'est surtout pour permettre à des milliers de voyageurs de rentrer chez eux. Ce soir là, je pense qu'aucun voyageur n'a pensé "je ne prends pas le bus, le conducteur casse la grève de ses collègues".
De même, le lendemain (hier), si les voyageurs avaient compté sur les conducteurs de la

pour les transporter, ils ne seraient (pour la très très grande majorité) jamais arrivés à destination. Donc il y a d'autres solutions à mettre en place, comme la SNCF depuis de nombreuses années d'ailleurs. La RATP s'est organisée, et même si les conditions de transports étaient moins bonnes (cause moins de trains), les voyageurs ont été transportés du point A au point B, en toute sécurité et dans un temps normal (en dehors du temps d'attente infligé par le "moins de trains")
Je rappelle qu'il existe une notion de service minimum instauré par un précédent gouvernement, notion qui DOIT exister.
De plus, travailler alors que d'autres sont grévistes est tout à fait possible. Le droit de grève existe, le droit de travail aussi.
"Poser le sac", expression qui date de la nuit des temps, n'a aucune signification en tant que telle, et englobe +/- abusivement les différents cas d'arrêt de travail (grève, droit de retrait...).